L’arnaque minceur de l’été… c’était elle ?
Conditionnement violine ultra féminin aux lignes effilées, tout est dit sans équivoque dans le look de ce produit marketing quant à la cible "consommateur".
A coup de spots publicitaires inondant sans relâche les chaînes TV dés l’arrivée du printemps dernier, nulle femme n’aura pu échapper à ce tam-tam incitatif pour la consommation de ce produit "innovant" et "révolutionnaire".
Dépourvu de sa contenance naturelle en lactose, le produit laitier Silhouette active est doté du principe actif "Fabuless" : un mélange d’huile de palme et d’huile d’avoine. C’est ce fameux composé végétal qui serait responsable de l’effet satiétogène induit par la consommation de ce produit. Dans sa pub, Candia vente les mérites de son produit minceur en mettant en avant la faible teneur en matières grasses… Ce qu’ils ne disent pas : l’huile de palme est composée essentiellement d’acides gras saturés à longue chaine moléculaire, particulièrement nocifs pour la santé. En effet, l’acide gras palmitique est hypercholestérolémiant dans le sens qu’il accroît le niveau de LDL (Low Density Lipoprotein = "mauvais" cholestérol) et donc favorise l’incidence des maladies cardiovasculaires. Et puis pour déjouer la perte en matières grasses, il leur a fallu compenser par ailleurs. C’est donc, comme souvent pour les produits allégés en lipides, sur la contenance en sucres que le bas blesse : une brique de Silhouette active contient près de 10 grammes de sucres purs ! Quel cynisme…
Une fois de plus, rien ne vaut une collation naturelle et simple pour satisfaire son appétit (e.g., un bon fruit de saison, une tranche de pain complet accompagné d’une barre de chocolat noir, un produit laitier nature, une purée de fruits 100%…). Bref, du produit primaire non traficoté à notre insu souvent plus sain et riche en nutriments… Quant à la satiété : il nous faut réapprendre à écouter les signaux lancés par notre organisme auxquels nous faisons terriblement défaut depuis que les facteurs environnementaux liés à la société de surconsommation impactent et conditionnent nos tropismes alimentaires.
